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Perso-Aryan Studies
  • Šādurvān
_Ancient Perso-Aryan Kingship
The State in Persian Tradition
Les manifestations du pouvoir royal
La royauté Vīštāspienne 
The regalia of royalty. An example
Ardašēr et les fonctions royales et sacerdotales
Le roi berger
Le souverain et les sujets_

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Les manifestations du pouvoir royal

I
Le pouvoir royal se manifeste par les fonctions spécifiques comme xvarənah- ‘la fortune’, rāy- ‘la richesse’, aojah- ‘la puissance’, ama- ‘la force offensive’, vərəθraγna- ‘la capacité de briser les obstacles’, etc. Un roi ou un héros illustre porte une de ces manifestations qui le distingue. Voici une liste des héros et leurs epithètes, les héros universels de Haośyaŋha à Kərəsāspa, et les Kavi aryens de Kavāta à Vīštāspa.

II
Le pouvoir royal se manifeste chez les sujets de manière semblable. Les titres des rois ou des héros trouvent leur reflet dans les qualités des hommes.
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La royauté Vīštāspienne 

La royauté de Vīštāspa se dessine sur le modèle de Yima. Vīštāspa, par deux instruments, dāuru ‘bois’ et paurvan ‘pierre’, cherche de l’espace libre (ravah-) pour l’ordre/ la vérité (arta-, terme remplacé par pers. peymān ‘mesure’) ; Yima possède deux instruments, un suβrā d’or et un aštrā doré, pour réguler le monde de la vie et, à l’occasion, élargir la terre ou aménager le vara. « Yima est porteur de deux pouvoirs ». La prospérité harmonieuse sur terre implique l’association du souverain avec l’autre qui assure la pérennité de l’être et de la vie. Cet associé n’est pas, dans le cas de Yima, le sacerdoce : « Yima déclare à Ahura Mazdā n’avoir été ni situé ni détecté comme mémorisateur (hmarətar-) et soutien (barətar-) de la religion. » Glose : « Je ne peux ni enseigner ni étudier (la religion). » Yima, comme son nom indique, est un jumeau ; son associé est sa sœur jumelle, *Yimī ; et le monde de la vie est comme une maison tenue par ces deux, maître et maîtresse. Sans cette union l’humanité serait en péril. Yima est un héro universel dont le pouvoir s’exerce sur l’ensemble des sept karšvars, tandis que le pouvoir de Vīštāspa se limite à une partie d’un seul karšvar, Xvaniraθa, et ses adversaires, les yaonas, aussi sont des Perso-aryens. Pourtant, le pouvoir de Vīštāspa est d’un autre ordre, c’est le pouvoir royal uni à la religion. Cette religion est sous la forme d’une jeune fille ou d’une vache aurorale séquestrée quand Vīštāspa, comme une héro, la libère. Ainsi, Daēnā māzdayasni, la religion ou le texte de la religion, est en même temps la conscience religieuse de Vīštāspa lui-même, c’est-à-dire sa jumelle.
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The regalia of royalty. An example

The insignia of the sovereigns were first served to represent the sovereign authority. The Avesta term for “insignia” was the same as for “royal power”, xšaθra. They then served to enhance the sovereign power and splendour, so that the realm and work of the sovereign seemed wonderful (Av. abda-) and excellent (Av. fraša-).  The Persian kings had in their hands a stick which stood for the king’s power to guide and punish (right hand) and a flower of water lily (left hand); these two resemble the aštrā and suβrā of Yima. The insignia imperii of the Persian kings were the robe, crown, shoes, parasol, throne, royal seal, bow, shield, wheel, etc. These insignia were passed on through generations symbolizing the transmission of power. For example, the new Persian king wore during the royal initiation the robe of Cyrus the Elder. On the south door of the central building of Persepolis we find an Achaemenian king under his parasol so that the sun could not directly shine on him. 
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Le roi berger

Le pouvoir royal est, avant tout, le pouvoir de protection sous ses deux aspects, l’aspect humain, c.-à-d. le pouvoir du souverain, et l’aspect divin, c.-à-d. la Fortune du roi. Vieux perse xšāyaθiya- (pers. šāh ≈ av. xšaya-) évoque plutôt le pouvoir du souverain, et baga (pers. bay) son splendeur et prestige. La fonction de protéger les hommes et les troupeaux et d’assurer ainsi la garde du royaume n’est assurée que lorsque ces deux aspects du pouvoir se trouvent dans la personne du roi, c.-à-d. le roi qui possède la Fortune (av. xvarənah-, pers. farr).

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Ardašēr et les fonctions royales et sacerdotales

Ardašēr tout en continuant à proclamer le rapport intime entre le pouvoir royal (av. xšaθra-) et l’action de le religion (av. daēnā-), exprimé par les mots perses hamzahag ‘provenant de la même naissance’, hamnāf ‘du même cordon ombilical’, devait redéfinir ce rapport devant les cultes souterrains et les doctrines cachées en tous genres qui se propageaient dans le royaume et au-delà. La royauté aryenne était l’instrument de la réalisation d’une société harmonieuse ; elle avait alors besoin d’une vision du monde qui faisait la pair avec elle. Le dirigeant aryen bien qu’il n’était pas un roi-prêtre, il ne permettait pas pour autant que le clergé s’installe à son compte, mais il le subordonnait à l’Etat. Le model du danger qui menaçait le royaume, pour les anciens, était le brigand-guerrier (av. mairya-) qui dévastait les pays, détruisait les villes, et ne laissait derrière lui que la misère, les maladies, et les ruines –comme, par exemple, Alexandre. Le brigand moderne se montre sous l’aspect religieux ; il recrute dans la lie du peuple, et recueille de succès auprès des misérables, des déclassés, et des hommes intrigants. Le feu lentement attisé de la vengeance commence à pénétrer l’esprit des masses pour ravager enfin la structure de la société et de l’Etat. L’affaiblissement de xšaθra en tant que ‘pouvoir royal’ et la baisse du sentiment d’appartenance à xšaθra en tant que ‘royaume’ et ou ‘patrie’ résulteront du triomphe de ce communisme avant la lettre –détestation des souverains, des grands et des forts, exaltation des pauvres, des petits et des faibles. Après Ardašēr, le royaume perse a connu plusieurs rencontres brutales des « nouvelles » religions et du pouvoir royal, jusqu’au jour où il a été piétiné et mis à mort par les mercenaires d’un brigand-prophète arabe.

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 Le souverain et les sujets

Parmi les diverses relations entre un souverain et une personne soumise à son autorité, en premier lieu, la relation entre le père et l’enfant est la représentation éthique par excellence de la souveraineté. Cette relation représente l’âge d’or, le règne de Yima chez les Perso-Aryens, et le règne de Rāma chez les Indo-Aryens. « La conduite d’un roi, dit Rāmāyaṇa, qui sans garder son peuple comme un père son fils, collecte des taxes habituelles, est le plus injuste et non-convenable. » C’est cette même relation, d’après le Mahābhārata, la condition préalable du bonheur des créatures dans le monde.

Le livre pārsīg Ēvēn-nāmag avait énumérées les différentes relations concernant les différents règnes jusqu’à la fin des Kavis. Tha‘âlibî en cite cette phrase: « [Dans le Livre des Règles] il est dit aussi que : La bienveillance de Yima envers ses sujets était comme celle d’un père envers son enfant ; Dahāka traitait ses sujets comme une femme sa rivale ; Θraētaona était pour ses sujets comme un frère à l’égard de ses frères ; Fraŋrasyan était pour ses sujets comme un ennemi (contre) un ennemi ; et Vištāspa était pour ses sujets comme un maître (d’école) à l’égard des enfants. »  Āδar Kēvān donne la même liste, et il ajoute : La conduite de Husrō ī Kavādān (Χοσρόης I, sixième siècle) envers ses sujets était comme celle d’un partenaire envers un autre partenaire ; les autres rois (sassanides) l’ont suivi. Mais après la chute des rois perses, le comportement de la plupart de nos gouverneurs est comme celui du vainqueur envers le vaincu, ou plutôt celui de l’oppresseur envers l’oppressé.

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نامهء تنسر

nāmag ī tōsar ō gušnasp šāh

« The Letter of Tansar » 
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raham.asha@gmail.com